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Félicitations à vous qui ont été promus au grade supérieur

Les militaires burundais qui remplissent les conditions exigées par loi sont gradés en date du premier juillet de chaque année. Depuis quelques  années, il y a ceux qui ont le nombre d’années exigés par les statuts mais qui ne sont pas automatiquement promus aux grades supérieures suite à certaines contraintes. Cette question est souvent soulevée dans différentes causeries morales que les autorités militaires animent.

 

La rédaction du journal Rumurikirangabo (JR) a fait un entretien avec le colonel NZISABIRA, Directeur Général des Ressources Humaines (DGRH) au sein du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants pour en savoir plus.

J R : La question d’avancement de grade  inquiète pas mal de militaires  des différentes catégories. Quel est l’état des lieux?

DGRH : L’état des lieux est la situation  actuelle découle  des temps de la guerre où le recrutement n’a pas suivi les normes. Ensuite, l’intégration  a amené des hommes d’âges différents d’où le contrôle des sorties était difficile à maitriser. En outre, l’avancement au grade supérieur s’est fait d’une façon  irrégulière qu’il est aujourd’hui  difficile de redresser la pyramide des grades.

J R : Où se situe le problème fondamental ?

DGRH : Le problème fondamental se trouve dans les têtes des plus jeunes qui veulent à tout prix un ajout d’étoile alors  que  le commandement fait des efforts pour retrouver une pyramide plus au moins régulière au lieu d’une armée mexicaine. L’autre problème est que les demandeurs ne veulent pas entendre de leurs oreilles l’article 37 du statut des Officiers et considèrent seulement l’article 38 qui les avantage, tant pis pour le commandement.

J R : La déformation de la pyramide

 

 

des grades  a été conditionnée par l’état

de guerre que le pays a connu, le recrutement massif pour faire face à cet état et l’équilibrage des grades après l’intégration des Ex FAB et Ex PMPA. Jusqu’ à quand on va refuser de promouvoir aux grades supérieurs pour faire  face au problème de pyramide des grades ? DGRH : Des études ont été faites pour la gestion correcte de la carrière des militaires. Nous espérons que  bientôt notre charte sera le livre Blanc et la loi organique, ce sont des textes clairs sur le management des ressources humaines.

J R : Quelles sont les solutions alternatives à envisager pour dissiper les frustrations?

DGRH : Les militaires n’ont qu’à être patients sinon, des études sont en cours  à la  DGRH pour faire face à cet état  de chose.

J R : Les lois sont elles respectées en matière d’octroi des grades ?

DGRH : Oui, sauf qu’il faut la lire dans tous les sens, c’est-à-dire la satisfaction des gardables et du Commandement qui se réfère à la politique générale du gouvernement.

J R : Quels sont les critères pris en comptes cette année-ci ?

DGRH : Les critères sont presque semblables pour toutes les années : Ceux qui font des cours/études de longue durée attendent la finition (pour être régulière plus tard); Ceux qui ont eu des punitions marquantes sont retardés ; Ce que la loi stipule dans les statuts c’est-à-dire le nombre d’années pour avancer, sert de repère, évidement le commandement se réserve le droit de délibération en l’occurrence sur certains cas d’étique et de personnalité des gradables.

Rappelons  que l’article 37 précise qu’aucun officier ne peut être promu à un grade supérieur, s’il n’existe à la date de nomination, un emploi vacant correspondant  à ce grade selon le tableau donné faisant correspondre aux grades des fonctions possibles. L’article 38 de l’autre coté décrit les conditions et les nombres précis d’année  pour qu’un officier puisse être promu à un grade directement supérieur. Patience à ceux qui n’ont pas eu cette chance!

Maj. MBONIMPA J.

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