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La sécurité est désormais une affaire de tous

L’Initiative et Changement Burundi Tugenderubuntu et Burundi Leadership Training  Programm (BLTP)  appuyés financièrement  par le programme de Développement de Secteur  de Sécurité (DSS) ont organisé des ateliers  dans tout le  pays  dans le but  de renforcer la confiance  entre les acteurs étatiques , fournisseurs de  sécurité  et les acteurs non-étatique, contrôleurs de sécurité. La dernière tournée  a eu lieu à Muyinga en date du 17 au 21 Novembre 2014.

Permettre aux acteurs étatiques et non étatiques de s’asseoir  ensemble  afin de déclencher  chaque fois  un dialogue apaisé dans le but de renforcer la confiance entre tous les acteurs de la vie nationale, tel est l’objet de ces ateliers comme l’a indiqué le Colonel  Léonidas Nijimbere, Facilitateur de ces ateliers. Chaque acteur, quelle que soit sa casquette, label étatique ou non  a un rôle à jouer en matière de sécurité. Celle-ci doit être pensée dans une dimension holistique, c’est-à-dire une dimension globale. Les Concepts de sécurité  et de développement sont intimement liés c’est-à-dire s’il n’ya pas de sécurité, il n’ya pas de développement et vice versa.

La sécurité  qui était  seulement  jadis  une affaire des hommes en uniformes  n’est plus le cas aujourd’hui. L’implication et l’interaction de tous les acteurs  de la vie nationale  sont plus que nécessaire pour que la sécurité soit effective. Pour que cette interaction ait  lieu, il faut que la transparence, la redevabilité  ou l’obligation de rendre des comptes  ainsi que la lutte contre la corruption  puissent constituer le  cheval de bataille  du gouvernement  et ce dans tous les secteurs  de la vie nationale  jusque et y compris le secteur de sécurité a indiqué l’un des conférenciers Elias Sentamba, professeur à l’université du Burundi et chercheur à l’institut du Développement économique (IDEC). Jusqu’aux années 1990, les Corps de Défense et de Sécurité étaient fermés au monde civil  à tel point qu’ils étaient qualifiés de « grands muets ». Le Développement de Secteur de Sécurité  veut impliquer une interaction permanente de plusieurs parties prenantes et vise également à instaurer un système de sécurité efficace  et responsable  pour l’Etat et les citoyens, sans discrimination et dans le plein respect des droits de l’homme  et de l’Etat de droit. Les membres des Corps de Défense et de Sécurité  doivent s’imprégner davantage de la philosophie de Développement de Secteur de Sécurité  en ayant toujours  à l’esprit,  le respect de l’Etat de droit et les libertés publiques   mais plus particulièrement au service des citoyens.  La Reforme de Secteur de Sécurité quant elle  veut des Corps de Défense et de Sécurité  inclusifs c’est –à-dire composés des hommes et femmes qui contribueront à la création des institutions de sécurité plus représentatives, ce qui pourra aider leur mise en confiance et leur efficacité comme l’a indiqué  le Major Flora Kwizera  l’une des conférencières de ces ateliers. L’autre thématique qui a été l’objet de formation est «  la communication non violente, la négociation et la résolution pacifique des conflits » par Madame Juliette Kavabuha du  Burundi Learship Training Programm. Elle a  fait savoir que la finalité de la communication  est la  réciprocité du respect de l’un et de l’autre qui est le garant de la communication apaisée.

A  l’issu de ces ateliers, des recommandations ont été formulées par les participants. Tout le monde a convergé sur la nécessité de  la création d’un cadre permanent de dialogue. Bien que la collaboration de tous les acteurs en matière de sécurité s’avère nécessaire, les limités de responsabilités et le cahier de charge de chacun doivent être définies  pour éviter le chevauchement dans leurs missions. Ces ateliers avaient été organisés dans tout le pays et le dernier concernait les Corps de Défense et de Sécurité  et les organisations de la société  civile œuvrant dans  les provinces de Muyinga et Karusi.

                                                                      Capt Serge Ngezahayo

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