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La ville de Bujumbura, cœur de l’économie Burundaise perturbé par les manifestations

Depuis  le 26 avril 2015, dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura, ont  débuté  des manifestations pour contester la candidature du Président Pierre  Nkurunziza aux élections de 2015. Les activités sont quasiment paralysées et la vie est devenue insupportable pour la population citadine.

Au  lendemain de la désignation de la candidature de  Pierre Nkurunziza  par son parti aux élections de 2015,  les contestataires ont vite pris le chemin de la rue pour refuser sa candidature. La population de certains quartiers comme Musaga, Nyakabiga, Bwiza,Ngagara, Mutakura  Cibitoke, Kibenga, Buyenzi, Kanyosha et Kibenga ont érigé des barricades dans les  routes de ces quartiers menant vers le centre ville  pour empêcher les fonctionnaires et les autres citoyens  de se rendre au lieu du travail. La police et l’armée  essayent de dégager ces routes mais, ces manifestants bloquent encore une fois ces axes par des troncs d’arbres et des pierres. Des conséquences économiques n’ont pas tardé à se manifester. Au niveau de la collecte des recettes, l’Office Burundais des Recettes (OBR)  a enregistré au mois d’avril, un manque à gagner de neuf milliards selon la porte parole de l’Office Burundaise des Recettes, Dany Gakunzi. Elle a indiqué que sur 52 milliards qui étaient prévus au mois d’avril, l’OBR a pu collecter  43 milliards. Ce manque à gagner est dû d’une part à la pénurie du carburant qui s’est observée ces derniers jours  et d’autre part des manifestations observées dans certains quartiers de la capitale Bujumbura paralysant toutes les  activités économiques et génératrices des revenus selon toujours Dany Gakunzi. Les marchandises importés, restent au port de Bujumbura et ne sont pas encore dédouanées. La machine économique qui était au ralenti, risque de s’arrêter complètement.

Une femme de  l’un de ces quartiers, qui a voulu garder  l’anonymat  a dit qu’elle voit

 

 

pas  comment  faire pour continuer  à nourrir ses enfants étant donné qu’elle gagnait sa vie au jour le jour et que maintenant les routes sont barrées. Elle a  fait savoir qu’elle faisait du commerce au marché de Musaga mais  que ce dernier ne fonctionne plus. Elle a ajouté que les prix des denrées alimentaires ont monté de façon exponentielle. A titre d’exemple, le prix du kilogramme  de haricot  dit kirundo est passé de 800FBu à 1200Fbu, le prix du kg de pommes de terre qui était à 550 Fbu a doublé et sans parler de  la pénurie du charbon. La vie est devenue insupportable voir même intenable pour la population. a-t-elle conclu.

Au chapitre du respect des Droits de l’Homme, quelles que soient les revendications de l’une ou de l’autre partie, Il ya des Droits  fondamentaux auxquels personne ne peut en aucun cas déroger et qui constituent d’ailleurs  le noyau dur du Droit de l’Homme en récurrence le droit à la vie car celle-ci est sacrée. Nous encourageons nos braves militaires dans leurs nobles missions de travailler toujours dans l’impartialité et surtout dans la neutralité en faisant toujours preuve de retenue pour éviter la provocation et les violences. Ils doivent savoir que des dérapages ou turbulences politiques en auront toujours mais l’armée doit garder sa neutralité en travaillant avec professionnalisme afin de protéger la population et ses biens qui sont le core busness de leurs missions.

Nous interpelons tout burundais, chacun  en ce qui le concerne  de s’efforcer en demandant sa conscience afin d’apporter et de contribuer en faveur de l’intérêt supérieur de notre chère nation qui, aujourd’hui est au bord du gouffre. Même si les manifestations se remarquent dans certains quartiers de la mairie de Bujumbura, l’économie en général  en souffre car la ville de Bujumbura est  le cœur de l’économie Burundaise.

Capt NGEZAHAYO S.

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