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Les Droits de l’Homme et le Droit International Humanitaire, une meilleure arme pour réussir une mission de maintien de la paix

Dans le but d’améliorer les connaissances des militaires qui sont en mission de maintien de la paix au sein de la MISCA en République Centrafricaine en droits de l’homme(DH) et en droit international humanitaire (DIH), l’état major de la MISCA a organisé une session de formation en DH et en DIH pour ses officiers.

cette formation est destinée aux militaires qui participent aux opérations de maintien de la paix et qui sont sur le théâtre des opérations. Trois modules ont retenu l’attention des participants à savoir : l’introduction générale sur les DH, le DIH et enfin, la Cour Pénale Internationale (CPI). Sur ce dernier point, il s’agissait de voir la nature, la structure et le fonctionnement de cette cour qui se trouve dans le statut de Rome. Le mode de saisine, les jugements et sanctions ont été passés en revue.Le Lt- col Rupereza chargé des formations à l’Etat Major de la MISCA a précisé que vu l’environnement dans lequel les militaires travaillent, ils doivent subir de telles formations pour discerner ce qui leur est permis et ce qui leur est interdit surtout en matière des droits de l’homme afin de ne pas casser ce qu’ils sont appelés à protéger. Ils doivent agir dans le respect du mandat et du droit international humanitaire pour éviter de se retrouver devant les juridictions.  Les officiers doivent connaître les notions du DIH et pouvoir les transmettre à leurs subordonnés. Ils sont formés et rappelés à bien comprendre les termes de mission pour appliquer le principe de proportionnalité. En somme, le militaire dans une mission internationale doit savoir interroger l’étique avant d’agir dans chaque situation qui se présente étant donné qu’il travaille au milieu des populations qui ont des cultures et des mœurs différents des siens.   

A la question de savoir pourquoi cette formation a été donnée aux officiers seulement alors que c’est le militaire sur terrain qui est toujours aux côtés de la population et qui peut rencontrer plusieurs obstacles pouvant le pousser à violer les DH, le Lt Col Rupereza dit que ces notions ont été données en français et les bénéficiaires ont la responsabilité de former  leurs subordonnés dans leurs langues respectives pour une meilleure compréhension.

Au moment où cette formation est organisée alors que la MISCA chemine vers la MINUSCA, le journal Rumurikirangabo a voulu savoir s’il ya une certaine relation avec ce future changement.  Le chargé des formations  a dit que la relation est évidente car, servir au sein de l’ONU demande  plus de professionnalisme. Comme force internationale agissante sous le mandat de l’Union Africaine et appelé à porter les casques bleus des Nations Unies, il est du devoir de tout militaire agissant sous le drapeau de l’ONU de respecter le code éthique et déontologie militaire. Le militaire est donc appelé à agir conformément au mandat qui lui est confié en respectant scrupuleusement les DH, de briller par un comportement exemplaire et de rehausser la bonne image des nations unies dans le monde. Si les militaires ont alors eu toutes ces connaissances et qu’ils les appliquent dans leurs prestations quotidiennes, ils inspirent d’abord la confiance de la population qu’ils sont appelés à secourir. Ensuite,  c’est un honneur pour lui et pour le pays qui lui a envoyé et enfin la crédibilité et la réussite de la mission. 

Basile Ondigwi Fouda, l’officier des droits de l’homme au bureau des nations unies à  Bangui et formateur qui a donné cette formation dit qu’il est satisfait de la participation active des lauréats. Pour lui, à voir les questions qui ont été soulevées et les cas déjà observés, il est visible que ces officiers avaient déjà rencontré pas mal de problèmes en rapport avec la protection des droits de l’homme. Désormais ils sauront comment s’y prendre conformément aux déclarations et aux pactes internationaux régissant les DH et le DIH. 

Pour les lauréats de cette formation, c’est un grand pas en avant qu’ils viennent de faire. Pour Le Lt J.P. Nyembo  du contingent Congolais, un des lauréats,ces notions lui épargneront énormément des ennuis qui peuvent naître par les violations des DH suite à l’ignorance. Il promet de divulguer ces notions à ses subalternes afin que personne ne soit victime de l’ignorance en violant les droits de ceux qu’il est sensé protéger.  

Vous saurez que le troisième groupe qui vient de terminer la formation était composé par les officiers du contingent burundais, du Camerounais, Congolai et  Rwandais.

                                                                              Capt, Nkengurutse, M.

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