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Les militaires burundais ont pris les devants dans les OMP

En Somalie, grâce à la résolution  2124 des Nations Unies du 12 novembre 2013 autorisant  l’AMISOM à faire des opérations de grande envergure, plusieurs villes ont été libérées des mains des al-shabaabs  au cours de l’année 2014 et en Centrafrique la Minusca a remplacé la Misca.
 

Après la restructuration des nouveaux secteurs de responsabilité, le contingent burundais a été confié au secteur V localisé dans  la région de Middle Shabelle. Au mois de mars 2014, l’AMISOM a fait une opération baptisée «opération aigle» et  ont récupéré 10 villes qui étaient sous le contrôle des Al-shabaabs. La libération de Warshik et Quorilow (secteur V) a été réalisée conjointement et progressivement par les forces du contingent burundais en collaboration avec les forces de l’ordre somaliennes. Pendant cette période les militaires burundais ont manifesté un professionnalisme et une détermination même si le terrain de combat surtout les routes était en mauvais état.


Des militaires burundais en Somalie
 La deuxième opération baptisée « Indian Ocean » a été lancée  à partir du mois d’août 2014.  L’arrivée de l’état-major du 7ème contingent burundais, a marqué une période cruciale pour la population somalienne en général et l’AMISOM en particulier. Le moment qui a suivi a été consacré plutôt aux préparatifs et à la planification de l’opération dénommée  « Indian Ocean ». Les sanctuaires des Al shababs pendant cette période dans les secteurs IV et V étaient : Dingalas, Kiliga Chinah, Fidow, Hara Rugole, Jalalaqsi, Raga-Ceel, Xaji Kali et Cadale. Avant cette opération, ils infiltraient les villes déjà conquises par l’AMISOM à partir de ces centres ruraux. Les activités menées par les militaires du contingent burundais ont été très appréciables. Ainsi, le contingent burundais avait la mission de conquérir et de sécuriser quatre villes principales à savoir : dans la première phase, les villes de Fidow et Jalalaqsi et dans  la deuxième phase : Raga-Cell et Cadale, toutes de Middle Shabelle. Les actions devraient avoir terminées le 31 octobre 2014, mais suite à l’engagement et à la détermination du commandement du contingent, le 03 octobre, la mission était terminée. La première phase a débuté le 28 août pour s’achever le 03 septembre 2014. La deuxième a commencé le 29 septembre pour prendre fin le 03 octobre 2014. Les villes conquises et contrôlées actuellement pendant ces opérations sont Dingalas, Kiliga Chinah, Fidow, Hara Rugole et Jalalaqsi pendant la première phase et Raga-Cell, Xaji Cali et Cadale pendant la deuxième phase. Bref, une réussite à cent pour cent.


   Des formations et séminaires


A part ces opérations militaires, plusieurs autres activités ont eues lieu. Les militaires ont été formés à différents niveaux et dans plusieurs domaines pour rester toujours aptes au combat. Ils ont également bénéficié des séances en genre, en gestion de stress, et dans d’autres domaines. Comme la formation des militaires somaliens rentre dans les missions de l’AMISOM, le contingent burundais a formé plus de 1200 militaires somaliens en Droit International Humanitaire  (DIH) et en Droit de l’Homme (DH). Ce qui a permis à ces militaires somaliens d’être très actifs sur terrain car pendant toutes ces opérations, les militaires burundais étaient avec ces militaires formés par le contingent burundais. Pour le moment, avec la réussite de l’opération Indian Ocean qui a presque totalement libéré la Somalie des mains des Al shababs, la période actuelle est à la stabilisation et à la reconstruction. Il est temps pour aider les somaliens à vivre l’après-guerre avec des projets de développement à résultats rapides, la prise de conscience des effets des conflits. Le bilan sécuritaire en Somalie est donc positif même s’il y a un long chemin à parcourir pour libérer définitivement la Somalie des mains d’Al shabaab.


                Centrafrique


Depuis le  15 septembre 2014, la mission  multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) a remplacé désormais la Misca ; la force de l’Union Africaine, pour stabiliser la République centrafricaine. Les cérémonies de transfert officiel d’autorité se sont déroulées au camp militaire de M’Poko à Bangui.


 Le Mandat de la MINUSCA et  ses composantes

Le mandat de la MINUSCA est axé  sur trois principes à savoir: arrêter et traduire en justice les auteurs de crime de guerre et de crimes contre l’humanité, protéger les civils, appuyer les autorités centrafricaines de transition pour le retour à l’ordre constitutionnel et soutenir l’extension de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire.
La MINUSCA a commencé avec un effectif de 7600 hommes et prévoit  à terme avoir un effectif de 12000 hommes dont 1800 policiers  pour stabiliser tout le pays. Elle établira trois Etats major régionaux à Bria, Bouar et Kaga Bandoro. Elle est a été constituée sur base des troupes qui composaient la MISCA et parmi ces troupes, un bataillon de 850 militaires et 280 policiers burundais. Cette mission est placée sous les ordres du général Babacar Gay et du commandant de la force, le général Tumenta Chomu Martin ,ex-commandant de la force MISCA.

Capt Manirakiza, O.
 

 

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