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Qui est Général de Brigade Prime NGOWENUBUSA ?

Le Général de Brigade Prime NGOWENUBUSA actuellement en charge du Bureau de la Coopération Militaire au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants depuis mai 2014 est né à NDAVA en province MWARO en 1969. Il a fait l’école primaire à BUZIRACANDA et à BUJUMBURA de 1977 à 1983. Il fit les humanités générales respectivement au Collège BUYENZI et au Lycée NGAGARA, section Scientifique B entre 1984 et 1991.

Initialement orienté à la faculté de Médecine, il s’est fait enrôler  aux ex Forces Armées Burundaises, comme candidat officier à l’Institut Supérieur des Cadres Militaires (ISCAM) en Août 1991. Avec le début de la crise institutionnelle déclenchée par l’assassinat du Président NDADAYE démocratiquement élu, il a dû abandonner  l’ISCAM et participa à l’initiation de la lutte armée pour le retour à la démocratie dès le mois de Septembre 1994 avec la mise en place des  FDD, la branche armée du CNDD. Ces deux sigles  fusionneront plus tard  pour former le mouvement politico- militaire CNDD-FDD en 1998.

Au sein des FDD et/ ou du CNDD-FDD, l’actuel Général de Brigade Prime NGOWENUBUSA  a graduellement été promu aux  fonctions de commandement militaire à tous les échelons c'est-à-dire à partir du chef de section (au début de la lutte) au Chef d’Etat Major Général des FDD vers la fin de la guerre, en passant par le Peloton, la Compagnie, le Bataillon, le Régiment, la Région et la Zone Militaire (à cette période, l’ensemble du Territoire était subdivisé en deux zones de Combat, respectivement la 1ère Zone militaire -Nord, la 2ème Zone Militaire - Sud). Il commandait la première.  Mais, déjà, à partir du 1995, il cumulait les fonctions de commandant d’unité et de G2 (Officier en charge  du renseignement) à l’Etat-major/FDD, puis de Chef d’Etat Major Adjoint chargé de la coordination du G2 et G3 ( en charge des opérations et entraînements) en 1998;  il occupa enfin  le poste de chef d’Etat -major Général des FDD en 2001.

 

Les fonctions occupées:

 

De 2003 à 2005, il était membre de la commission mixte de cessez-le feu qui était présidée par le Commandant de l’ex ONUB (Organisation des Nations Unies au Burundi). Avec l’intégration, il fût nommé Conseiller Principal chargé de la planification et sécurité au Cabinet Militaire du Président de la République, puis  comme chargé des opérations et entrainements (B3) à l’Etat-major Interarmes de la Force de Défense Nationale, avant d’être Attaché à la Force Africaine en Attente, précisément à la Force en attente de l’Afrique Orientale (EASF) où il a   successivement occupé les fonctions de G3 (Janvier 2009 – févier 2010), puis de G2 (Février 2010- février 2011) dans le cadre de l’état major de la planification- EASF PLANELM. De retour au pays en Mars 2012, il est nommé Secrétaire Permanent du Conseil National de Sécurité, fonction qu’il a occupé jusqu’à la fin Février 2014.

 

Stages effectués et séminaires :

 

Le Général de Brigade Prime Ngowenubusa a fait plusieurs stages et séminaires tant au niveau national; régional et international. C'est notamment au Kenya, au Djibouti, en Ethiopie, en Angleterre etc... Il a obtenu des certificats durant tous ces stages. 

Pendant toute la période passée à l’Etat Major de planification (PLANELM) de la Force en Attente de l’Afrique Orientale (EASF), il bénéficia d’une longue expérience de planification intégrée et multidimensionnelle des opérations impliquant les forces armées, la police et les civils dans le cadre des missions de paix. En effet, il eut l’occasion de participer dans  au moins 9 conférences et ateliers de planification des exercices d’entrainement, notamment dans le cadre de l’EASF Amani Africa Field Training Exercise conduit au Djibouti en 2009 ; à l’EASF Logistics Mapex conduit à Addis Abeba en Ethiopie en 2010,  et au Command Post Exercise de l’EASF AmaniAfrica conduit à Khartoum-Soudan en 2011.

 

Son point de vue sur l’évolution politico-sécuritaire au Burundi :

Le processus de paix entamé avec les négociations entre les protagonistes burundais et terminées par l’Accord d’Arusha et les différents accords de cessez-le feu, a permis de mettre un terme à la guerre civile et de franchir plusieurs étapes importantes en matière de paix et sécurité ainsi que la démocratisation des institutions, estime le Général de Brigade Prime NGOWENUBUSA.

« Les résultats obtenus ont été atteints grâce à l’engagement ferme des différents acteurs impliqués et de la société civile burundaise. Les corps de défense et de sécurité ont joué un rôle fondamental tout au long de cette évolution très positive ; d’abord par le respect sans faille du cessez-le feu lors de la signature desdits accords, et en réalisant l’intégration des forces dont les fruits sont on ne plus visibles aujourd’hui.

La mise en place de la Commission-Vérité-Réconciliation (CVR) est l’étape culminante de la mise en œuvre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, et tout devrait être fait dans le but de créer un environnement propice au travail de la dite commission. Le peuple burundais a déjà une expérience largement suffisante en matière de guerre et de paix, n’a donc plus droit à l’erreur. Les tensions intempestives entre acteurs politiques ayant des intérêts parfois divergents ne devraient en aucune manière conduire notre  pays à une crise majeure, dans la mesure où les divergences, les compromis et les consensus constituent le cheminement normal d’un développement d’un état de droit démocratique « »

Les acteurs politiques, ceux de la société civile et des médias devraient aussi s’abstenir d’utiliser des propos susceptibles de raviver les tensions politico-ethniques, par un choix judicieux des mots qui ne portent pas préjudice à notre contexte. N’est-il pas sage de considérer la sagesse que nous donne le Seigneur dans Luc 6 :45 « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses dans son mauvais trésor, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle ». Le peuple burundais n’a pas besoin de personnalités méchantes ni parmi les politiciens, ni parmi les médias, ni au sein de la société civile. Ceux qui jouent consciemment ce mauvais jeu de manipulation négative des consciences sont méchants, ils devraient se ressaisir et changer de cap s’ils ont l’ambition de diriger le peuple burundais. Quant à ceux qui le font inconsciemment, ce sont des insensés  qui ne devraient pas compter parmi les leaders de ce pays. Le roi Salomon, le sage, nous met en garde à travers le livre des proverbes 18 : 21 et dit : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits ».

« Le processus de paix au Burundi, un chantier en construction… » selon le Général de Brigade Prime NGOWENUBUSA.

« L’Accord d’Arusha et les Accords de cessez-le en sont la conception. Sa fondation est la paix, la sécurité et la justice pour tous, initiée au travers le cessez le feu et l’intégration des forces et leur professionnalisation, les programmes d’éthique etc. Les murs pourraient être comparés à l’ensemble des institutions démocratiques mises en place au travers du processus électoral ; tandis le toit est comparé à la Vérité et à la Réconciliation. Deux étapes sont déjà faites même s’ils subsistent des imperfections. L’étape de la Vérité et la réconciliation mettra le Burundi à l’abri des intempéries politico ethniques. Les trois étapes sont toutes également primordiales et  doivent être consolidées pour la viabilité, la stabilité et la durabilité de la maison. Quant aux travaux de finissage, bien qu’ils soient aussi importants pour l’embellissement de la maison, il est préférable qu’ils soient exécutés après. Et autant que je sache, ces travaux de finissage ne se termineront si tôt, mais à chaque chose son temps, mais il n’y a rien à négliger ! Agissons en adultes, démontrons notre maturité obtenue au par l’expérience pour ne pas être rattrapé par ce qui est prédit par l’adage burundais ‘Ingero y’umwana ipfa mu magodoka ». 

 

Clin d'oeil sur les prochaines élections de 2015

Le rendez-vous devrait être considéré comme un événement heureux pour tout le peuple burundais en général et particulier tous les démocrates. Et la préparation des événements heureux se fait dans la joie et non dans la discorde.

Pendant la période monarchique, l'intronisation d'un nouveau roi était une occasion de fête. De la même manière, le choix de nouveaux dirigeants et de surcroit, par le peuple dans son ensemble, devrait être considéré comme une assurance de stabilité. Je voudrais dire que ceux qui cherchent à créer des tensions injustifiées et injustifiables autour de ces élections, que les compétitions sont faites pour déterminer le vainqueur et non l'ennemi! Il faudra que le peuple tire son plan en capitalisant les acquis de la paix chèrement obtenue conclut-il.

 

Major Flora KWIZERA

 

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