Français

Article

Qui est le Major Viator Niyongabo ?

Le Major Viator Niyongabo, actuellement Assistant du Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, est né en commune Mpinga-Kayove en province de Rutana en 1972. Il est marié et père de deux enfants.

                 Cursus Scolaire 

Le Major ViatorNiyongabo a fait l’école primaire à Nyamiyaga de  1978  à 1985. De  1985 à 1989, il a fait ses études secondaires du cycle inférieur au collège de Nyankanda.  Il est alors orienté au Lycée Gitega communément appelé ENG de Gitega pour faire ses études du cycle supérieur où il termine ses humanités générales dans la section scientifique B en 1992. En 1992, il entre à l’ISCAM au sein de la 28ème promotion des officiers. A l’ISCAM, il fréquente  la faculté des sciences économiques et administratives qui sera sanctionnée  par un diplôme de licence en 1997.  De 2011 à 2012, il suit avec succès le Cursus Supérieurd’Administrateur Militaire ( CSAM) à l’Académie Royale Militaire de Bruxelles où il obtient un master  en Administration Publique et Militaire  avec un  Brevet d’Administrateur Militaire (BAM).

             Publications

Analyse comparative des procédures de passation de marchés publics entre l’armée  burundaise et  l’armée belge/ défendu publiquement à Bruxelles en date du 03/12/ 2012.

Commercialisation du diamant brut et le processus de Kimbery défendue publiquement en date du 14/01/2012. Analyse de la sécurité des biens et  des personnes sous l’éthique des nations unies 

 

défendue publiquement  en date du 24/06/2011.Les conséquences sécuritaires nationales et mondiales des crises financières 2011-2012 à l’Ecole Royale Militaire.

L’impact de l’ importation des automobiles sur les finances publiques du  Burundi entre 1900 et 1995  défendu publiquement en date du 23 avril 1997.

Analyse de la  gestion des âges au sein de la force de défense nationale défendue publiquement au mois de mars 2012 à Bruxelles.

   Les fonctions occupées

De mars 1997 à juillet 1999, il était  Chef de Peloton au sein du 34ème bataillon Commando. De juillet 1999 à  septembre 2002, il est devenu Commandant de compagnie dans le même bataillon puis par la suite, il sera muté au 10ème bataillon commando.  D’octobre 2002 à novembre 2004, il est nommé  officier encadreur dans une formation anti- Commando des forces spéciales dispensée par les Russes à Mutukura. De novembre  2004 à février 2007,  il est  muté au Camp Mutukura et par après au 16ème  bataillon d’ infanterie ayant comme fonction S2-S3. Par la suite,  il est Commandant de Détachement auprès du BINUB  de mars 2007 à août 2009.  D’août 2009 à  mars 2010,  il a été  nommé Commandant du 521 Bataillon  Commando basé à Kayogoro  et de mars 2010 à août 2010, il était commandant du 121ième  Bataillon des parachutistes basé à Musaga.  

De 2013 à 2015, le Major NiyongaboViator était Conseiller au MDNAC  chargé de la Planification Stratégique.   A partir du 23 Avril 2015, il exerce la fonction d’Assistant du Ministre de  la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

   Stages et séminaires

Le Major NiyongaboViator a fait des stages et séminaires de formation dans des domaines variés. Il a fait une formation anti commando des forces spéciales durant 06 mois à Mutukura d’août 2003 à février 2004 sanctionnée par un Brevet. De février 2004 à Novembre 2004, il suit le Stage de Perfectionnement des Officiers (SPO) à l’ISCAM. En 2006, il suit une  formation en renseignements et sécurité d’Etats durant 05 mois de  Février à juin 2006 à  Karthoum. De 2010 à 2011, il a fait les Cours d’Etat Major et de Commandement Inter Armes à Bujumbura à l’Institut Supérieur  des cadres militaires (ISCAM). En 2013, il a participé à une  formation des Hauts Cadres du MDNAC  en planification dans le cadre du programme DSS financé par le Royaume des Pays Bas à Gitega pendant 06 semaines aux mois d’avril et mai 2013. Il a suivi une formation sur les Systèmes d’Information Géographique (SIG) à Bujumbura. Ensuite, il a participé à  une formation de renforcement de capacités  en Anglais à «  Williams Academy » pendant 06 mois de juillet 2013 au mois de  janvier 2014. Il a participé au cours de  « Integratedcrisis management course » financé par « Finish centre of expertise to comprehensive crisis management »  à ADDIS ABEBBA au mois de décembre 2013. Il a également suivi un stage sur «  Inspection avant Embarquement du matériel militaire » en Chine. Ensuite, il a  participé  aux mois d’Octobre et Novembre  en 2014 à une formation sur la « Prochaine Génération de Dirigeants du Secteur de la Sécurité en Afrique » à WASHINGTON DC  au Centre d’ Etudes Stratégiques de l’Afrique situé au NDU (National DefenseUniversity). De février à  mars 2015 il a fait une formation de formateurs  en POC (Protection of Civilians and Children), dispensée en Autriche. Tout au long de sa carrière, ses activités ont été appréciées. C’est ainsi qu’il a obtenu des certificats de mérite dans tous les stages et séminaires effectués. 

  Point de vue sur la situation politico-sécuritaire

La situation politico sécuritaire est vraiment préoccupante pour le moment au BURUNDI.

     Situation politique

Dans notre pays comme dans plusieurs pays africains, le constat est que certains politiciens, mettent en avant des intérêts sectaires au lieu de privilégier l’intérêt général ou l’intérêt commun du peuple. Le modèle politique  le plus emprunté par plusieurs pays au monde est celui de la démocratie.  Selon mon humble avis, cette démocratie n’est pas en réalité vécue sur terrain à l’instar des pays développés. Lorsque la séparation des trois pouvoirs, « législatif, exécutif et judiciaire» n’est pas claire et nette, mais plutôt  qu’elle reste en théorie, le volet politique aura toujours des perturbations et la stabilité sera loin de voir le jour. Il y a des gens de mauvaise foi qui veulent inciter les gens aux divisions ethniques afin d’aboutir à leurs propres intérêts. Personne ne peut nier que les Hutu, les Tutsi, les Batwa existent au Burundi, mais la valeur de l’homme ne repose pas sur son identité ethnique mais plutôt sur ses valeurs éthiques, morales et sur ses compétences. si l’on menait une analyse objective, la conclusion serait que le problème burundais n’est pas du tout ethnique. Les vieux démons  relatifs aux divisions ethniques sont remués chaque fois qu’il y a des intérêts visés de certains politiciens. La leçon à tirer est que pour qu’un pays se développe tout en respectant  les principes démocratiques, il faut deux éléments essentiels : le respect des instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux mais aussi,  faut-il cultiver le  principe de redevabilité, pierre angulaire de la planification. Je reste convaincu qu’en matière politique, il faut se servir des modèles  SWOT (Streingth, Weakness, Opportunities, Threats) et PESTEL (Politique, Economique, Socioculturel, Technologique, Ecologique, Environnemental), pour justement planifier sur le long terme des projets politiques. Ces modèles permettent d’identifier les faiblesses, les forces, les opportunités et les menaces avant d’ élaborer des stratégies adéquates permettant d’ atteindre les buts politiques.  Le volet Politique ne sera en aucune façon isolé. Il va ensemble avec l’Economie, le Social, la Technologie, l’Ecologie sans oublier le Légal.

Notre pays a besoin d’un leadership solide, un leadership transformationel afin de pouvoir changer nos comportements et habitudes à l’instar des peuples civilisés des Etats de droit. Tout cela nécessite un leadership éthique fort pour guider le peuple tout en mettant en avant l’intérêt général et non les intérêts égoïstes. Un leadership éthique transformatif  dont le BURUNDI a besoin devrait suivre la ligne directrice des 05 « E », à savoir: Éthique, Efficience, Efficacité, Économie, et Environnement.             

               Sécurité

Quant à la sécurité, nous n’avons aucune raison de nous rentrer dedans  dans notre pays. La mauvaise expérience du passé devrait nous servir de leçon et la société burundaise devrait se convenir sur ceci : «  plus jamais le mauvais vécu  du passé, restons unis toutes ethnies confondues ». Nous avons plus de 6000 militaires qui sont en train d’œuvrer dans le cadre des opérations de maintien de la paix en Somalie et en République Centrafricaine avec  une meilleure côte malgré quelques difficultés du côté logistique. L’Armée  burundaise devient de plus en plus professionnelle et expérimentée. Il faudrait que le volet politique soit toujours favorable au développement durable de l’Armée surtout au niveau de l’équipement. Le Burundi aura par voie de conséquence, une image de l’Armée redorée sur la scène internationale comme celle de l’OTAN. Il faut tâcher d’atteindre la vision du pays en matière de sécurité et en tenant compte des autres documents stratégiques en l’occurrence les OMD, le CSLPII, Document stratégique de lutte contre la corruption, la politique de stratégie nationale, etc…

Le Burundi reste encore un pays fragile où la sécurité peut toujours dégénérer suite au manque de valeurs éthiques, morales et déontologiques de certains chefs. Des  informations vérifiées et rumeurs devenues monnaie courante pendant ces derniers jours viennent d’occasionner des mouvements de certains individus à l’intérieur et à l’extérieur du pays. C’est un cas malheureux pour un pays qui avait une bonne renommée dans des OMP. Nous n’avons aucun droit de reculer en arrière. Ceci nécessite toujours un leadership fort pour quitter cette situation au risque de s’empirer si l’examen de conscience de certains politiciens durcisse au fur des jours.

En guise de conclusion, le Burundi a besoin d’un leadership éthique transformationel dans le dessein d’aboutir  aux changements d’habitudes et de mentalités dans tous les domaines en général et dans le domaine politico-sécuritaire en particulier. Ce modèle de leadership nous permettra d’embrasser un environnement politico-sécuritaire appréciable. Cela nécessitera pourtant de l’éducation de tout un peuple en la matière afin d’acquérir des compétences  inouïes  y relatives.

 Jeux et loisirs préférés

Au secondaire et à l’ISCAM, il jouait au Volleyball jusqu’ en 2006. Actuellement, il joue au Basketball, il fait le cross matinal de plus ou moins 10 km deux à trois fois la semaine, et de temps en temps, il fait la gym tonic et la natation.

Parmi ses loisirs préférés, il y a le sport, la lecture et  les sorties occasionnelles avec ses enfants et son épouse.

 

Capt MANIRAKIZA Oscar

Nous contacter  

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Address: Avenue Pierre NGENDANDUMWE
Tel: +(257) 22 225566
Fax: +(257) 22 253215
Email: contact@mdnac.bi
Site Web: http://www.mdnac.bi