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Quoi de neuf dans la vie du contingent burundais en Centrafrique

Le samedi 15 août 2015, deux  personnalités de la MINUSCA ont rencontré  la population de la localité de Dissouki  dans la préfecture de Kaga Bandoro. Cette rencontre avait pour but de tranquilliser  la population après  une attaque des hommes armés qui a occasionnée l’incendie d’une maison. 

Les chefs qui avaient pris part à cette rencontre étaient le Commandant du secteur centre le Général Amin, le Chef de bureau du secteur centre des Nations Unies accompagnés par le commandant du contingent burundais, le préfet  de la région de Kaga Bandoro, le sous-préfet et le chef de village. Le Chef de bureau des Nations Unies dans le secteur centre s’est entretenu avec la population du village Dissouki  et a transmis  un message de paix, de cohésion  sociale et  de  réconciliation  nationale. Il a signalé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de renforcer la sécurité et  de tranquilliser  la population après  une attaque des hommes armés qui a occasionnée un incendie des maisons.  Il a rappelé que la MINUSCA a la mission d’appuyer la Centrafrique dans  le processus démocratique en  organisant des élections libres et transparentes car dit-il, il n’y a pas d’autres voies vers la paix, la stabilité et le développement du pays. Il a indiqué également que dans sa mission, la MINUSCA accompagne l’Etat dans la consolidation de  son autorité  à  travers tout le pays. C’est pour cette raison qu’il est venu rendre visite la population en compagnie des administratifs de cette localité pour  échanger sur la façon de  contribuer à améliorer la sécurité. A cet effet, l’administration, la population et la MINUSCA  se sont convenues de mettre  en place un système d’alerte  pour  être au secours de la population en temps réel chaque fois que de besoin. Si il y a un problème, il faut que les administratifs  en collaboration avec la MINUSCA se mettent  ensemble pour trouver une solution rapide, a indiqué le chef de bureau.  « La  loi de la jungle n’a pas de place dans le pays, que ce soient les Antibalaka et/ou  les Seleka, ils doivent intégrer le processus de paix et ne pas continuer à semer  une panique et une peur au sein de  la population ». La mise en œuvre  d’un programme de démobilisation et de réinsertion est un programme qui concerne tous ceux qui ont pris  les armes et qui les détiennent aujourd’hui et doivent rejoindre le processus électoral et DDRR. « La réconciliation et la reconstruction du pays  doivent être soutenues  par tout le peuple centrafricain ». En matière de développement, il a indiqué que dans le cadre de l’accomplissement de la mission des Nations Unies en Centrafrique, le contingent pakistanais va retaper (réhabiliter) très prochainement l’axe Dekoa-Kaga Bandoro, et axe Sibut – Grimari –Bambari.Le général Amin, le commandant du secteur centre, a quant à lui,  informé  la population et les autorités civiles présentes  que tous les contingents qui sont en Centrafrique sont là pour  un mandat des Nations Unies. « Leur mission n’a pas  de caractère religieux ou racial, mais ils sont là pour protéger la population et ses biens,  aider le peuple centrafricain à  retrouver la paix. Elles  ne sont pas des forces d’occupation », a martelé le commandant du secteur. En conséquence, il a interpellé la population à appuyer le processus de paix dans son ensemble pour bâtir son pays. « La majorité de la population étant  jeune, c’est  le moteur du développement, bien que maintenant ces mêmes jeunes peuvent être manipulés pour le déstabiliser ». Il a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils aux jeunes et aux parents pour qu’ils participent  activement à la reconstruction du pays et non à sa destruction. « Il est temps que les centrafricains se mettent  ensemble pour penser aux problèmes qui sont les leurs  afin de prendre des décisions adéquates ». Aux ex -combattants, il leur a demandé de penser à  leurs frères, petits frères et leurs enfants en se disant que le temps de la guerre est révolu et que c’est l’heure de penser à leur avenir et de les prévenir des dangers qui les guettent. En clôturant ce message, il a présenté les responsables militaires  de la MINUSCA et leurs adresses à la  population présente pour qu’en cas de dangers, elle puisse alerter la force de la MINUSCA.

Maj. Nsabimana, F.

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