Français

Editorial

La jeunesse : Avant garde de la paix

 

Le  Burundi a fait une progression remarquable  vers  les acquis de la paix, il y a environ dix ans depuis 2004. La crise qui a touché le pays  a occasionné des effets néfastes sur toute l’étendue du pays et le tissus  social qui avait été  déchiré commençait à reprendre la forme. Le taux de chômage s’est  accru et a touché spécialement les jeunes provoquant  également  l’ effondrement de l’économie du pays . Après la cessation des hostilités ,  la population burundaise  a commencé à se remettre ,un ouf de soulagement pour elle.
Aujourd’hui au moment où  le pays se prépare aux  élections de 2015, il est   constaté que certains citoyens ,surtout les jeunes affiliés aux partis politique sont   surexcités par des sollicitations politiciennes. Certains   se livrent  aujourd’hui aux actes de barbaries et d’intimidation liées à l’intolérance politique et aux enseignements divisionnistes.  Les jeunes membres de différentes formations politiques se provoquent mutuellement et s’affrontent physiquement dans les différentes localités du pays, ce qui fait apparaitre des tensions permanentes entre eux.  D’ un coté, c’est normal que tout citoyen soit  libre de choisir son appartenance politique,  de l’autre coté c’est une honte de devoir  inciter les jeunes de s’affronter et  d’ arrêter les travaux d’ auto-développement. L’ avènement de la démocratie au Burundi  en 1993 a été  salutaire pour  tout burundais, c’était  un changement  radicale du régime dictatorial vers un régime démocratique ; un pouvoir du peuple pour le peuple. Toutefois,  avec l’ assassinat du Président démocratiquement élu en  1993 , les jeunes  se sont comportés comme des chiens de faïences et ont été incités à la haine ethniques ou régionales  par des politiciens et  s’adonnant ainsi aux  violences à travers tout le pays .Beaucoup de paisibles citoyens ont trouvé la  mort dans des affrontements des   jeunes se trouvant dans des camps adverses .
Face à cette situation plus qu’inquiétante et  alarmante, la prise de conscience  des  autorités du pays doit  être immédiate  ; il faut rapprocher les jeunes pour réduire sensiblement l’ampleur autant que faire ce peut des écarts de langage  et des préjugés les uns contre les autres ,  la peur de l’autre pour sa différence. Les dirigeants du pays par le biais du Ministère de la jeunesse et des associations des jeunes  doivent  rétablir la confiance et  créer des occasions pour  rapprocher les jeunes  des différentes formations politiques et de différentes provenances ethniques, régionales et religieuses. Il est ensuite nécessaire d’encourager  les jeunes  à dire non à la manipulation politicienne , car il a été constaté que dans le passé , des jeunes ont participé à  des tueries à la suite des  incitations à la haine par des hommes et femmes politiques que ce soit    au Burundi , dans la sous région ou  ailleurs en Afrique. Notre pays a sombré dans une crise sans précédente ou des cycles de violences sanglantes ont  été observées , caractérisées par des conflits armées , le pillage des biens publics et de la population  , la destructions extrême de l’environnement par la création des centres de regroupements  et  des déplacés  tant à l’ intérieur du pays qu’à l’extérieur du pays  ,des graves violations des droits de l’homme . Vu la paupérisation  de la population engendrée  par cette crise qui a blessée profondément la société burundaise et dont les plaies n’étaient  pas encore cicatrisées, les jeunes doivent tirés  des leçons et se  refuser à toute manipulation politicienne , l’ethnisme , le régionalisme ainsi  que la  participation aux bandes armées. Les jeunes sont appelés à éviter  l’égoïsme , l’intolérance , l’exclusion et le divisionniste et d’emprunter une voix qui mène vers une éducation aux valeurs positives, morales et moralisantes et à l’esprit  d’ unité et de  solidarité  qui a comme issue le respect de la dignité humaine et le développement intégrale de l’homme et de son environnement.
                                                                                             Maj. Nsabimana, F.
 

Nous contacter  

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Address: Avenue Pierre NGENDANDUMWE
Tel: +(257) 22 225566
Fax: +(257) 22 253215
Email: contact@mdnac.bi
Site Web: http://www.mdnac.bi